Hyperactivité-TDAH-Autisme
Publiée le mercredi 27 décembre

Les troubles cognitifs et comportementaux, comment accompagner ces enfants

            Les troubles cognitifs et/ou comportementaux englobent des pathologies comme la  dyslexie,  le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), jusqu’à des problématiques plus complexes comme l’autisme. Un trouble  est une « déficience d’une fonction qui amène une plainte, compte tenu de ses manifestations: douleur, gêne à l’accomplissement de gestes ou de fonctions usuels, etc. » (dictionnaire.academie-medecine.fr). Ces « troubles » pourraient être simplement considérés comme des différences individuelles qu’il faudrait apprendre à gérer, si ce n’est que ces différences entraînent des difficultés pour s’intégrer à la société actuelle en raison de l’importance des apprentissages de base comme la lecture, l’écriture et la capacité à compter. Un enfant connaissant des difficultés dans ces apprentissages court un risque de marginalisation, voire de stigmatisation et une difficulté ultérieure d’insertion sociale. Dans l’entourage scolaire ou familial d’un tel enfant, nombre de personnes attribuent rapidement ces « troubles » à un simple problème éducationnel, sociétal ou de mode de vie (utilisation excessive des jeux vidéo, manque d’enrichissement intellectuel, surprotection affective de la part des parents …). 

       Au final, ces enfants sont rapidement « catalogués ». Pourtant Downing (2000) montre que, depuis plus d’une décennie, ces augmentations ne peuvent être attribuées à une amélioration du diagnostic mais au contraire, elles semblent indiquer une problématique biologique en évolution.

       De façon générale, ces troubles sont pris en charge par des rééducations psychomotrices, orthophoniques, psychothérapeutiques avec ou sans médications allopathique  (Caudal, 2008). Maintenant, de nouvelles perspectives sont proposées et apportent une lueur d'espoir supplémentaire. 

 

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

          Selon le Docteur Cheminal-Lancelot (2005) anciennement au service neuropédiatrie du CHRU de Montpellier, le TDA/H est « un syndrome»  développemental. Le  diagnostic est clinique : il est élaboré par le médecin à partir d’éléments apportés par l’entourage (famille, enseignants) et par l’enfant. Il repose sur la coexistence de trois groupes  de signes (cf tests DSM IV ou V) : hyperactivité, impulsivité et inattention développementales inappropriées (Cheminal, 2005 ; Chast et al, 2006). 

         Le trouble  de l'attention, avec ou sans hyperactivité, est souvent rapidement amélioré par la médecine allopathique. En complémentarité, les médecines traditionelles peuvent également apporter un sérénité à votre enfant. Cela s'appuie sur des études scientifiques de plus en plus nombreuses qui montrent que certaines modifications du mode de vie peuvent conduire à des résultats appréciables sur le long terme. Ont par exemple validé leurs effets positifs : la réduction des phosphates d’origine alimentaire (cf ouvrages de H. Hafer, travaux du Dr pédiatre F. Caudal). En effet, sur-consommés, les phosphates "boosteraient" le cycle de Krebs, donnant une énergie trop importante aux enfants. Des apports importants en magnésium sont souvent conseillés : la carence de magnésium pouvant entraîner une hyperexcitabilité nerveuse. D'autres études scientifiques signalent également depuis des années qu’il est nécessaire de vérifier que certains aliments ne soient pas impliqués dans ces troubles cognitifs. En effet, leur potentielle digestion incomplète conduirait à la formation de composés traversant la barrière encéphalique qui entraveraient un fonctionnement équilibré du cerveau (travaux du Pr Reichelt).

       Ainsi un accompagnement naturopathique personnalisé peut aider à soulager le manque d'attention de votre enfant, afin qu'il puisse s'épanouir plus calmement. Lors de la première visite, nous poserons ensemble les bases d'un aménagement individualisé, en tenant compte des habitudes de l'enfant, de sa maturation mais également de l'implication de son entourage. Il sera en effet prioritaire de tester à quoi l'organisme de votre enfant est le plus réceptif : nous contrôlerons le pH de sa salive, observerons comment il réagit à des apports de magnésium. La seconde visite, en général au bout d'un mois, permettra d'évaluer les premiers changements obtenus, afin de cibler de la façon la plus efficace de la mise en place de l'accompagnement. Celui ci pourra s'intégrer avec d'autres pratiques comme l'ostéopathie, la sophrologie, la psycho-pédagogie postive toujours dans le cas d'une approche globale, holistique du jeune enfant. Au bout de deux mois, les évolutions observées vont permettre de définir quel sera la piste la plus judieuce à exploiter.

 

L'autisme

     Dans cette problématique, l'accompagnement naturopathique personnalisé peut souvent soulager votre enfant, lui apporter du calme, un sommeil plus réparateur.  Différentes publications (ex : N. Champoux, des congrès scientifiques sur l'autisme) apportent un message d'espoir à ces familles souvent démunies et pleines de courage et de volonté. Là encore, des témoignages de plus en plus nombreux proposent des pistes prometteuses dans l'accompagnement naturopathique de l'autisme en complémentarité des autres prises en charge. 

 

Bibliographie :

Caudal F., 2008. Implication de la diète phosphatée chez les enfants concernés par le déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité TADH. Université de Poitiers, Licence Professionnelle en formation continue de l’Université de Poitiers, 19 p.

Chast S., Bourdon O., Tollier C. et Husson M.-C.,   2006. Trouble déficitaire de l’attention : prise en charge thérapeutique. Dossier du CNHIM, XXVII,1. Centre National Hospitalier d’Information sur le Médicament ; pp. 8-16.

 Cheminal-Lancelot R., 2005. Les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité chez l’enfant. Concours médical (Paris) A. 2005, vol. 127, n° 26, pp. 1407-1412 (in http://www.egora.fr/ sites/default/files/ articles/pdf/cm05_26.pdf).

Dowing D., 2000. Toxicité du mercure et autisme. http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_P_21064_89.pdf 7 p.

Hafer H., 2010. « La drogue cachée : les phosphates alimentaires, cause de troubles du comportement, de difficultés scolaires et de délinquance juvénile ». Madrier-L. Péclard  ed., 7e édition, 151 p. 

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